Shabbat Paracha Vayigach
samedi 15 Novembre 2018

 

Le débat a eu lieu à la synagogue du lycée en présence de Monsieur Dan Arbib philosophe et du Docteur Alain Haddad pédopsychiatre, animée par monsieur Elie Ebidia.

La thématique proposée est la suivante : Mon enfant un autre moi-même.

Tout d’abord, la projection de quelques extraits du film Carnages (2011) de Roman Polanski a servi de trame au débat. En effet, on assiste à un « léger conflit » entre deux enfants où l’un d’entre eux perd deux dents. Les parents se rencontrent pour dénouer cette situation et envisager une éventuelle réconciliation entre les deux enfants. Cette rencontre se passera de façon totalement inattendue.

Après le visionnage, Monsieur Elie Ebidia a introduit le point de vue thoraïque sur la problématique et a invité le docteur Alain Haddad à nous éclairer par son expérience et ses connaissances.

En tant que praticien, aborder cette question relève d’une certaine gageure. S’adressant à un public soucieux de connaitre l’avis d’un professionnel, le docteur Haddad s’est efforcé de rappeler de manière générale les mécanismes régissant la vie de l’enfant. Il a défini en premier lieu la notion de dépendance et son développement. Cette relation mère/enfant apporte l’épanouissement dont l’enfant aurait besoin tant au niveau psychomoteur, sensoriel que neuronal. L’apport affectif de la mère va nourrir l’enfant pour sa progression et va l’orienter pour sa future autonomie.

La touche philosophique fut apportée par l’intervention de Monsieur Dan Arbib qui a axé sa réflexion sur la notion de « moi » mais aussi sur la distinction « instruction/éducation ». Tout d’abord l’enfant n’est pas la propriété des parents et doit pouvoir apporter sa nouveauté dans « l’ancien monde (Hanna Arendt) ». Puis, le thème de l’instruction qui consiste à décomposer et à recomposer, c’est à dire se débarrasser des préjugés et accéder à des valeurs, alors que l’éducation ne signifie pas que les parents sont censés tout expliquer aux enfants. Enfin, il conclut son propos que les parents doivent quelque part « lâcher » laisser l’enfant libre cours à son inventivité.

La séance s’est conclue par des questions et remarques, Mr Ebidia a rappelé que l’enfant est une richesse transgénérationnelle.